C1: que manque-t-il encore à Haaland pour devenir un géant d’Europe?

Alphonso Davies, Ansu Fati, Joao Felix… La planète foot ne manque pas de génies précoces, mais Erling Haaland, le prodigieux buteur de Dortmund, opposé mardi soir au Club Bruges en Ligue des champions, occupe parmi eux une place à part. 
Parce qu’à 20 ans seulement, il n’est déjà plus un espoir, mais un joueur qui fait régulièrement la différence. Et parce qu’il a encore une bonne marge de progression, selon ses formateurs et les experts.
Totalement inconnu en septembre 2019, lorsqu’il débute la saison de championnat autrichien avec le RB Salzbourg, Erling Braut Haaland explose aux yeux du monde grâce à la Ligue des champions: huit buts en phase de poule, et un triplé d’anthologie à tout juste 19 ans contre Genk. 
Ses cinq buts pour ses deux premiers matches avec le Borussia marquent les esprits et en quelques semaines, il passe du statut de jeune talent en devenir à celui de superstar mondiale.
Que lui manque-t-il désormais pour être l’égal des plus grands? Un transfert vers un géant d’Europe, pour commencer à se construire un palmarès. Du temps, pour démontrer qu’il peut être constant à ce niveau. Et encore quelques « trucs » de vieux renard qui lui permettraient d’étoffer son jeu.
« Pour l’instant, explique Klose, il est servi en profondeur par ses coéquipiers, et il joue sur son accélération. Mais après deux, trois saisons, les adversaires vont l’avoir analysé, et il va falloir qu’il modifie son jeu. »
Selon des joueurs plus expérimentés, Haaland va toutefois devoir apprendre à gérer ses réserves d’énergie. « Il joue avec tout son cœur, jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus », témoigne Neven Subotic, ancien défenseur du BVB, pour qui l’exemple à suivre est Robert Lewandowski, l’avant-centre du Bayern Munich, « qui économise énormément de forces pendant un match, et explose juste au moment où son équipe a besoin de lui ».
Servi par sa vitesse et son extraordinaire instinct du but, Haaland peut progresser techniquement et améliorer son jeu de tête pour mieux profiter de sa taille (1,94 m). Il devra aussi travailler l’aspect défensif de son jeu, s’il veut un jour trouver sa place dans un très grand club. 
« En matière de professionnalisme, Haaland est sur la bonne voie », assure le magazine allemand du football Kicker, « il travaille en dehors de l’entraînement du BVB avec un préparateur physique personnel, prend soin de son alimentation, de son sommeil et de sa récupération, et n’hésite jamais à faire des heures supplémentaires après les entraînements » pour tirer des centaines de fois au but.
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